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novembre 15 octobre
Soldes!
Le groupe s'est s�par�, convoyeurs et autostoppeurs d'un c�t�, Amar et Babar de l'autre. Comme pr�vu. Nous quelquepart au milieu.
C'est le terminus attendu par beaucoup, sureprenant pour au moins un autre, qui n'ira finalement pas en Guin�e : Babar restera seul dans quelques jours, Amar ayant d�cid� de tout liquider, veaux, vaches, cochons et bagnoles, gazini�re, v�tements, bidons, poule, pneus, glaci�res, matelas, v�los... liste non exhaustive.
On suit donc notre lascar attentivement, �a sent la fin, et c'est pas le plus simple: �a cogite dur dans nos caboches, s'agit de pas terminer le film comme a fini Victor.
Et stress qui plus est : On est presque au bout, on a le sentiment d'avoir pas mal de belles choses dans la boite, on sait qu'on aura que quelques occasions, demain, et peut-�tre encore un jour apr�s, pour filmer Amar en Afrique, et qu'il ne faut pas se planter.
Tout le monde descend!
Une semaine sans l'Occident. La travers�e de la Mauritanie, vers le sud-est (regardez N�ma sur une carte), puis passage de fronti�re interminable, puis quelques centaines de kilom�tres � 15 � l'heure, entre les orni�res, le sable, la poussi�re, les cailloux et dans les bosses (�a s'appelle une piste), l'eau rationn�e et l'essence mesur�e, voil� ce qu'il faut endurer pour rejoindre Bamako.
Heureusement, quelques pauses joyeuses dans des villages africains typiques, comme dans Tintin, avec les cases et tous les gamins qui nous courent apr�s, on boit du lait au cul de la vache, on mange du mil avec des haricots (�a s'appelle du couscous ici), et le joueur de tam tam nous fait son show, �a fait toujours un peu bizarre de vivre une carte postale.
Le groupe a bien chang� : d'abord c'est Victor le coq, qui n'a pas support� tant de sable et de chaleur, � moins qu'il n'ait r�cup�r� la tourista de C�dric... Il nous a quitt� sans un r�le, mais pas tr�s fier pour une fois. Certains l'ont pleur�, le berb�re en t�te, d'autres ont voulu l'enterrer. Plus direct, Babar lui a offert un vol-plan� depuis la fen�tre de sa 505.
Surtout, l'ambiance n'y est plus, tension de l'arriv�e ? Ou accumulation des frustrations ?
Un lit, une bi�re et une douche !
Ici Nouakchott, capitale de la R�publique Islamique de Mauritanie. Une ville dans le sable, par 35 degr�s, une auberge, dite des Nomades, une piaule avec des lits et tout le tuttim, un vrai luxe pour nous, �a permet de recharger les accus, ceux de la cam�ra aussi.
Pas d'autorisation de tournage d�livr�e ici, allez comprendre, en tout cas voila qui nous offre nos premiers jours de repos, apr�s-midi � la plage, et sieste.
Bient�t (demain ?) le d�part pour le Mali, 1000 kms jusqu'� la fronti�re, et le d�but v�ritable d'un nouveau film (?) en Afrique Noire. Il semble se dessiner une fin � 2 "Babar et Amar font les cons en Guin�e".
Au fait, Amar, dans la cour de l'auberge, vient de vendre deux des voitures... en dollars...
L'autoroute
D�ception.
Ce sont des maures, bien s�r, mais surtout des �gyptiens, des chinois et quelques fran�ais qui ont construit la route qui nous prive de rouler dans le sable.
Un temps, on esp�re pouvoir en avoir pour nos mirettes, en demandant d�licatement au big boss de pouvoir rouler sur la plage, les yeux dans l'eau, le r�ve �tait trop beau:
ensablage des deux premiers, et panne s�rieuse du troisi�me, halte m�canique apr�s 6000 bornes h�sitantes : c'est la premi�re panne.
La 505 de Catherine a le pont cass� : elle finira tract�e par une autre 505, de nuit, jusqu'� Nouakchott... en marche arri�re !
On en a encore mal au ventre d'avoir tant ri! Parce que 60 kilom�tres plus loin, on se rend compte que l'un des convoyeurs est rest� l�-bas, endormi dans sa voiture !
Contre la montre
Le camping de Dakhla, point de rencontre oblig� de tous les voyageurs. 1500 km de route dans le Sahara depuis Agadir. Rempli de Hollandais, c'est le rallye Amsterdam-Dakar, �a cause fort, �a vide les canettes, et � 7h du mat' �a fait ronfler les moteurs. Que du bonheur.
Encore une �tape de 350 km jusqu'� la fronti�re, et ce sera le vrai, la piste de sable, les dunes � traverser, un �pisode qu'Amar craint par dessus tout : surtout ne pas casser...
Certains veulent prendre leur temps, aller � la p�che, faire des emplettes, d'autres convoyeurs sont press�s d'arriver � Bamako, Rendez-Vous fran�ais oblig�, d�but d�cembre.
Amar joue la montre, pour m�nager les uns et les autres... Ah ! Nous avons 3 nouveaux touristes avec nous, 2 auto-stoppeurs fran�ais, hop ! Billet d'avion pour Marrakech � 50 euros sur internet, descente au Mali par la route, attrapp�s � une station service... Petits veinards...
Jimmy cricket
En route pour Dakhla, et la fronti�re mauritanienne.
Les kilom�tres d'une route sans relief s'�tirent � travers le Sahara marocain, que certains appellent occidental. L'appartenance de cette r�gion d�sertique n'est pas d�finitive, et est toujours soumise � contentieux, en t�moignent les 4x4 onusiens et les innombrables barrages de la gendarmerie royale marocaine, o� il faut sans cesse d�cliner les identit�s et autres renseignements.
Heureusement, Amar cherche et trouve le berb�re qui sommeille � chaque poste, ce qui n'est pas forc�ment synonyme de gain de temps : parfois il est oblig� de suivre le chef dans la cahute... pour y boire le th� et �changer quelques mots en tamazir, leur langue commune.
Entre chaque halte, des kilom�tres, et un jeu : une sorte de flipper g�ant, � travers les nuages de criquets, qui reviennent vers le Maroc apr�s en etre partis il y a 6 mois. La route en est rouge, les pare-brise macul�s, et l'effet impressionnant.

Babar � la p�che
D�part de Imine Tanoute, travers�e des montagnes de L'anti-Atlas . Ca sent le chaud - Le sable flotte. C'est Agadir. Babar s'entraine au lancer avec sa canne � p�che en plein cagnard...et �a devient surr�aliste...
La Vente
La vente, enfin ! Amar a besoin de "Rhalis". Il s'installe � la station service de Imin Tanout o� nous passons l'apr�s midi avec lui assis sur une chaise, au soleil. Les ombres s'allongent...Walou. Rien. Aujourd'hui le Marocain ripaille en famille pour la fin du Ramadan. Un frigo, un d�marreur partent bien en fin d'apr�s midi...ca ira mieux demain.
Nous sommes acceuillis en soir�e dans la maison d'un tr�s bon client de Amar, un m�cano cens� tout lui acheter. Sc�ne �pique, evidement racont�e dans "Sai-Sai" long m�trage � venir courant 2005 ...
Victor et Cary Grant
L'avantage de ces arr�ts nocturnes hazardeux, c'est qu'ils offrent des r�veils �tonnants. Le suivant l'est. Grandiose. Et pittoresque puisque le petit d�jeuner - asperges sauvages, oeufs et pain frais est achet� � de jeunes paysans juch�s sur leur ane. Amar investit m�me dans un coq troqu� contre une paire de chaussures et quelques dirhams. Nous l'appellons Victor. Sa compagne, baptis�e Moldave et achet�e au Souk en m�me temps qu'un stock de durites, est radieuse.
C'est comme d'hab en soir�e, vers 16 h - le soleil se couche � 17h30 - que nous reprenons la route direction Imin Tanoute via Marrakech (dont �videmment nous ne verrons rien!).
Une nuit de pause dans un paysage lunaire comme seul Amar sait en d�goter : de grands champs plats remplis de caillasse entour�s de baraques en construction, une station service au loin. Une fois encore on se dit que Hitchcock aurait pu y faire raser un coucou menacant sur le paletot de l'infortun� Cary Grant.
Casablanca
On quitte Casablanca au plus vite apr�s une pause au supermarch� - chiens d'occidentaux ! Et tout y est deux fois plus cher qu'au souk. Puis la route de nouveau. Premi�re pause un peu s�rieuse qui nous scotche via une station service, dans un grand espace mysterieux, puisqu'il y fait nuit.
Visa pour Nouakchott
11h33
Larges avenues inond�es par l'orage de la nuit, conduire le plus mal possible y est une r�gle, voire un sport oblig�, c'est Casablanca sous la flotte.
Les visas pour la Mauritanie ont �t� d�pos�s ce matin, on repasse les prendre cet apr�s-midi puis direction Marrakech pour y passer la soir�e.
hammam et ramadan, comme si on y �tait
15h00
Sortie de hammam � ksar el kebir, nord du Maroc
Nous profitons d'une �tape chez Said - d�panneur garagiste de son �tat et coll�gue de bi�re de notre berb�re Amar - pour nous retaper une sant�.
Sur la t�l� familliale on a pu visionner nos premi�res bandes tout en faisant les copies - plus de 8 heures d�j�.
On ne vous en dira pas plus pour l'instant : Said, notre guide dans la ville pour trouver un Internet en plein ramadan, est press�.
C'est bient�t l'heure de la soupe ; et quand on a rien aval� de la journ�e, on est forc�memnt speed.
Pour nous c'est un peu pareil... pour fumer, boire et manger il faut se cacher...
Le petit gros et le capricide
Forc�ment, le passage de douane s'est mal pass�.
Tous les v�hicules �taient pass�s, mais Amar n'avait pas graiss� la bonne patte, celle du petit gros, une esp�ce dont Amar se m�fie toujours (signe ext�rieur qu'il ne l�chera rien, il a plus faim que les autres).
Alors c'est parti pour 24 heures d'attente, pour la s�quence qui restera hom�rique sous le titre "la tripaille de bique"!
Babar : "putain walou ta ganache ! Tu veux tout t'auras rien!" (aux m�mes qui lui courent apr�s)
Changement de moyen de transport, le bateau nous d�barquera bient�t au Maroc.
Amar se pr�pare � passer la douane, et m�me si tous les papiers sont en r�gle, il sait qu'il perdra quelques dirhams en bakshich.
On en profite pour filmer sur le pont sup�rieur les ultimes consignes pour ses convoyeurs, et sp�cialement Catherine, qui a la redoutable t�che d'user de son charme pour franchir la fronti�re au volant du vieux fourgon d'Amar, rempli de pi�ces et de moteurs cach�s : "les filles �a passe toujours ! Il faut parler de tout pour que les douaniers oublient leur travail!"
D�tour moldave
Courte nuit de sommeil, donc longue nuit de bistrot, pas assez au go�t d'Amar, qui tient � passer la nuit au Club National IV.
Pendant un moment, certains convoyeurs ont pens� aller danser le flamenco � l'int�rieur, les autres, plus fins connaisseurs du c�t� obscur de l'existence, se tataient quant � savoir s'ils iraient danser la gigue moldave.
Au r�veil, 59874 Tonnes (� diviser par 38) �taient pass�es � moins de dix m�tres de nos h�tels roulants.
Un soup�on : Amar ne supporterait-il pas l'�loignement du ronflement des moteurs ?
Domingo andaluz
Terrasses bond�es, grand soleil, on est en avance pour le lendemain, alors grosse bouffe et soir�e s�villane
Ca sent les vacances...
700 bornes, de la fronti�re � l'Extremadure
3 comptoirs, des champs � perte de vue, le menu du routier � l'arriv�e.
On pense s�rieusement � changer de m�tier, on est pr�t pour vivre dans un 38 tonnes.
vino tinto por favor
4 heures de route, Amar s'arr�te devant un bar-h�tel-restaurant de banlieue espagnole:
"Je n'ai rien mang�, mmmh les belles tapas....
Una cerveza por favor!"
Finalement, les voitures s'�lancent (ou sont pouss�es) vers 23h.
C'EST PARTI !
Parking � Saintes, 1er dodo dans le coffre, pour se faire virer � l'aube, mmmh, "la boh�me...!"
Le d�part est "pr�vu" � midi, mais � l'arriv�e sur le lieu de rendez-vous, on se rend tr�s vite compte qu'il reste � Amar et � ses "Aldos" pas mal de choses � faire.
A commencer par installer les plaques d'immatriculation,
mais il faut aussi recharger des moteurs, frigos, et autres amas de ferrailles difficilement identifiables.
A c�t� de la place qui ressemble maintenant � une mini-casse, passe le camion des poubelles. Une belle occasion pour sortir cam�ra et micros.
21h30
Evidemment, rencard pour le d�part au troquet, une assembl�e choisie de proches, railleurs comme depuis quelques temps, mais cette fois c'est bon, on part...
Puis, coup de fil encore : "Euh... finalement on part demain !"
Bon, on ne dormira pas � Niort, mais dans nos lits, il faudra refaire les adieux demain... puis ...
Promis : un jour, on part, inch' Amar!
Ce soir � 18h30, au milieu de la sieste, Fred, Aldo pour la route, homme a tout faire, d�boule en hurlant : "t'es pas pr�t : on part cette nuit !"
Ca faisait tellement longtemps qu'on attendait �a qu'on �tait �videmment pas pr�t...
rencard en campagne, peut �tre que cette nuit on sera � Niort
Sa�-Sa� film �nerv�, des s�quences qui d�marrent comme une vilaine chanson punk, et qui s'arr�tent coup�es nettes � la h�che.
Sa�-Sa� film po�tique, je me pose, je chouf ce qu'il se passe, m�me s'il ne se passe rien.
Sa�-Sa� tract libertaire, une sieste une bouffe une nuit de n'importe quoi, et �a repart... Demain, bient�t!

mercredi
27 oct
Les producteurs sont inquiets ...
Pour la douzi�me fois, l'�quipe est partie suivre Amar sur l'un de ses chantiers.
Le Mali est toujours � 6000 km, mais c'est promis nous disent Amar et C�dric : le d�part est proche !
Achat de 505 break au t�l�phone, �videmment au comptoir de la taverne La Perle.
Babar � la manoeuvre, Amar conseill� commercial et logistique, "pas plus de 1000 euros, tu veux me ruiner!". Finalement, personne n'ach�te la Peugeot,
"marron la caisse, �a va pas!"
Dans un sous-sol en ville, d�marrage � l 'aise d'une 505 break, dont le moteur tra�nait encore sous une b�che il n'y a pas une semaine. "Je bois une bi�re pour f�ter la 505" dit Amar. Dehors les oiseaux d'�t� partent au chaud. Sans nous, pour l'instant.

Le convoi ne s'est pas encore �lanc� sur les routes ...
C'est pr�vu jeudi, personne n'y croit, Amar se fait d�sirer et continue de bricoler ses �paves.
Et quand la famille demande "c'est quand?"
Nous r�pondons � la Amar :
"Demain, bient�t!"
Au fond du jardin chez David, l'un des engins les plus improbables. Journ�e ensoleill�e, nous r�dons autour du trou b�hant qui devra un jour inch Amar, loger un moteur. Aid� de Fred, son nouvel homme de main �videmment baptis� Aldo, il en teste plusieurs types, ceux qui n'y trouveront pas leur place attendront dans le coffre d'�tre vendus au Maroc.
Amar bouine autour de la carcasse, semble se poser dix mille probl�mes et en r�soud deux, au mieux. Ce n'est pas grave. Le linge s�che, nous regardons tranquillement la sc�ne en fumant des clopes. On est d'accord pour dire que regarder les gens travailler, �a a quelque chose de fascinant.

